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Le karaté GOJU RYU Le style Goju Ryu créé par Chojun MIYAGI vient du Nahate de Kanryo HIGAONNA, qui lui même apprit son art en Chine (Fujian) avec Ryu Ryu Ko. Ce dernier reçut plusieurs formes de combat, notamment
Tigre et surtout Grue Blanche. Personnellement, je diviserais notre
pratique en deux parties: une employant de petites positions pour l'attente, la
distance, la liberté et la seconde employant de grandes positions pour les
déplacements, ces deux pratiques se fondant l'une dans l'autre intelligemment. La position "sanchin dachi"
petite position très utilisée dans notre école, est avant tout pédagogique. Si on ne la voit pas en combat, son principe
lui, est présent si besoin est dans les échanges libres. Chojun MIYAGI fut un karatéka pragmatique.
Son art qu'il voulait améliorer ne cessa d'évoluer et on peut affirmer que tout
ce qui est efficace est du karaté avec l'idée de Chojun MIYAGI. Dans nos katas nous retrouvons beaucoup de
techniques circulaires, mais aussi des techniques linéaires, présentes surtout
dans les écoles Shorin. Notre école "GOJU" (dur et souple) se
caractérise par un début d'apprentissage orienté GO,à savoir se forger un corps
puissant, un corps de combattant. A cette fin, nous employons du matériel complémentaire,
spécifique, qui servira à renforcer nos techniques tout en gardant la vitesse
essentielle (Chiishi, Ishisashi, Kongoken, Nigiri game, Tan). Nous travaillons
les contacts aux niveaux des attaques (Makiwara, Temochi-shiki, Tou) et des
parades et blocages (Ude Tanren).
La transmission en comprend 12, dont 9
furent ramenés de Chine par Kanryo HIGAONNA: Saïfa, Seiyunchin, Shisochin,
Sanseru, Sepaï, Kururunfa, Sesan et Suparimpe sont des katas de combat, tandis
que Sanchin est un kata pédagogique et énergétique. Chojun MIYAGI a modifié ce
dernier le rendant encore plus simple. Chojun MIYAGI inventera 2 katas de
combat pour les débutants, Gekisaï Daï Ichi, Gekisaï Daï Ni et transformera un
kata apprit lors de ses séjours en Chine, nommé Rokkishu, qu'il appellera
Tensho. Il est dit que Sanchin est le début du karaté et Tensho la fin...Les
noms des katas ont légèrement été modifiés en voyageant de Chine à Okinawa.
Tous nos katas de combat ont des bunkaïs de base (applications avec adversaire)
pour la passation des savoirs et de nombreuses variantes, correspondant en
général à l'expérience du pratiquant.
Le Goju Ryu est le seul karaté à utiliser
"Kakié" (mains collantes comme le Tuishou chinois) dans
l'apprentissage du combat rapproché. Cet entraînement particulier apporte
stabilité, emploi de la bonne distance, richesse d'actions, vision. En Goju Ryu
tout est bon. Nous trouvons donc saisies, luxations, projections, balayages,
esquives, etc. Ainsi que frappes avec toutes les armes qu'offre le corps
humain, sans en omettre! Contrairement à certaines obédiences Goju Ryu, notre
école prône le Go tout en utilisant parallèlement le Ju. Qui peut le plus peut
le moins, où, qui peut casser l'attaque a fini son combat, où, certaines
attaques nécessitent une certaine puissance... Le Goju Ryu est un karaté traditionnel d'Okinawa orienté vers le combat réel
et la self défense. Il est très riche car ayant de profondes racines, très
riche car pragmatique. C'est un karaté initiatique, que l'on mérite, un karaté
pour tous car le respect est présent, un karaté accessible comme tous les
karatés traditionnels à condition d'être motivé et je citerais le célèbre
alpiniste Gaston REBUFFAT: "Là où il y a volonté, il y a un
chemin".
L'étiquette est un ensemble de lois, de conseils permettant une vie
de groupe harmonieuse et favorisant l'épanouissement de tous dans la pratique
de l'art martial. Dans une association, cela s'appelle un règlement intérieur. Karaté-do = voie de la main vide, sous-entendu de mauvaises intentions.
La pratique du karaté n'est pas simplement une éducation physique orientée vers
le self-défense ou la compétition. Un dojo traditionnel n'est pas un endroit
comme les autres. On y apprend un art martial, tout en respectant les règles de
vie qui doivent servir à l'élévation de l'individu. Un dojo traditionnel, comme
un club, une association, est une mini-société. Toute société est régie par des
lois, des règles, des codes. Le karaté n'y échappe pas. En pratiquant notre art, il est facile d'être vulgaire, grossier et même
méchant avec un partenaire. Pour prévenir cela, le karaté à une longue histoire
de politesse et d'attitudes respectueuses qui n'a pas quitté la pratique de
tous les jours. Le karaté, c'est la voie de la vertu (faire le bien et éviter le mal),
c'est donc aussi la voie vers la perfection. Respect de tous les individus, de
toutes choses, doit être dans les esprits. Cela commence par les saluts et cela
finit de même. Au sein de notre organisation, nous nous saluons en employant des formules
de politesse utilisées à Okinawa. Il faut penser à ce que vous faites, à ce que
vous dites et le dire clairement. On ne regarde jamais quelqu'un en le saluant
! Il y a d'autres moyens que la vue du visage pour s'apercevoir d'une
agression. Le professeur est appelé Senseï. Les anciens, Sempaï. Les nouveaux,
Kohaï. Ces qualifications qui marquent une hiérarchie, invitent les pratiquants
à moins de familiarité. Le Français a cette particularité de taper facilement
dans le dos de celui qui est agréable avec lui. Cela ne se fait pas dans un
dojo. Saluer avec la bonne forme c'est bien. La politesse n'est pas que cela.
C'est aussi laisser passer un plus gradé que vous lorsque vous arrivez en même
temps que lui à une porte, lui faire une place quand il n'y en a plus, donner
son tour quand il attend à la douche, etc. Nous affirmons que sans étiquette, il n'y a pas de karaté traditionnel ! Vous venez de prendre connaissance d'une partie de notre étiquette. |
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